Voici les extraits d'un conte intitulé "les trois portes de la sagesse" de Charles BRULHART, cette allégorie nous éclaire sur nous-mêmes, nous invitant à nous interroger sur un comportement à tenir pour changer le monde, les autres et soi même ...

Léonor

"Un roi avait pour fils unique un jeune prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la vie, il l'envoya auprès d'un vieux sage.

"Eclaire moi sur le sentier de la vie, demanda le prince."

"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le sage. Cependant, je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver cela dans ton coeur et dans ta chair. Va maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

Et voici ce qu'a appris le jeune prince au cours de son parcours :

"...J'ai appris, répondit le prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépends pas.

- C'est bien, dit le vieil homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

... J'ai appris, répondit le prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car, à travers eux, la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Le prince apprit à s'aimer lui même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

... J'ai appris, répondit le prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

... J'ai appris, répondit le prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

... J'ai appris, dit le prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à l'accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- ... Te voilà à présent en accord avec toi même, avec les autres, avec le monde, dit le vieil homme.

Un profond sentiment de paix, de sérénité et de plénitude envahit le prince. Le silence l'habita.

- Tu es prêt maintenant, à franchir le dernier seuil, dit le vieux sage, celui du passage du silence de la plénitude à  la plénitude du silence ..."

                                                                        - Charles BRULHART -

 

Charles BRULHART est formateur pour adultes. Il a écrit cette histoire en décembre 1995 et l'a envoyée à ses amis comme voeux pour Nouvel-An 1996. Elle s'est ensuite répandue sur internet et a été reprise sur de nombreux sites. Vous pourrez retrouver ce conte au complet et d'autres tout aussi empreints de sagesse sur son site, que je vous invite vivement à visiter : www.metafora.ch

 

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